Commencez à ranger votre carte bancaire, le paiement par téléphone portable arrive…

Commencez à ranger votre carte bancaire, le paiement par téléphone portable arrive…

Commencez à ranger votre carte bancaire, le paiement par téléphone portable arrive…

Payer ses achats en quelques secondes avec son téléphone portable, passer devant le terminal du commerçant, c’est original, n’est-ce pas ? … et surtout très pratique ! Mais alors, pour quand en France ? A vrai dire, pour bientôt … d’autant que cela fonctionne déjà dans certains pays. Un fonctionnement en rigueur en Asie et en Afrique.

Le marché
C’est le Japon qui a donné le ton il y a déjà 5 ans maintenant. Près d’un utilisateur de portable sur deux soit 47 millions d’abonnés, utilisent déjà leur téléphone portable pour payer. Mieux encore : 1,5 million de clients du premier opérateur téléphonique du pays, utilisent déjà la solution de crédit renouvelable par le biais du téléphone portable. Le paiement par mobile fait des émules également en Afrique, au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et en Côte d’Ivoire, il faut dire que plus d’un africain sur quatre est équipé d’un téléphone mobile, soit 280 millions d’Africains. Ce chiffre est susceptible de doubler d’ici les 3 ans à venir.

Paradoxalement sur le continent Africain, l’enjeu de paiement par le mobile s’est exercé à travers le déficit de bancarisation constaté et le sous-équipement en services financiers des ménages.

Des consommateurs avertis en attente
Les Européens et notamment les Français, férus de nouvelles technologies et de praticités de services, sont en attente de pouvoir payer avec leurs téléphones portables. D’autant plus que le développement des Smartphone et des solutions « Tout en 1 » en matière d’applicatif type I-Phone invitent à une utilisation globale de l’outil téléphonique portable, puisqu’il me permet de choisir un restaurant, de me guider dans la ville, de retrouver une place de stationnement et de réserver un billet SNCF à distance, et si enfin je pouvais payer avec ? …

Des établissements bancaires qui anticipent
L’appétence du consommateur Français est d’autant plus réelle qu’il observe que certains établissements bancaires sont en train de développer une offre de téléphonie mobile : c’est le cas notamment du Groupe CM/CIC qui a pris le contrôle en mai 2009 de l’opérateur virtuel NRJMobile. La stratégie du groupe CM/ CIC est bel et bien de se donner les moyens d’exploiter les synergies entre la téléphonie mobile, la gestion des paiements et la Banque-Assurance pour lui, l’utilisation du mobile comme nouveau canal s’intègre parfaitement dans la logique de fonctionnement bancaire. Il n’est pas le seul, BNP Parisbas va développer, courant 2010, la commercialisation de forfaits téléphoniques à sa marque, donnant accès à la fois à une offre de mobile et de services bancaires. Le choix stratégique du groupe BNP Parisbas traduit sa réelle volonté de ne pas se mettre à l’écart d’un mouvement qui apparait d’ores et déjà comme inexorable. D’autant du reste que des premières expériences de paiement à la caisse avec un téléphone portable ont été expérimentées depuis déjà 2005 par les Galeries Lafayette notamment, la carte Cofinoga et France Télécom Orange ; depuis les deux réseaux bancaires précédemment cités poursuivent leurs propres tests et développent assurément le concept nouveau. A cet égard, le paiement par mobile corrobore la stratégie de diversification des établissements bancaires français et la recherche mise en place de relais nouveaux de croissance. Pour autant, quelques éléments restent à finaliser pour rendre opérant le paiement mobile …

Une technologie à finaliser
Premier point à parfaire : la mise à disposition aux consommateurs de téléphones mobiles équipés de la technologie compatible avec le paiement sécurisé, à savoir la norme internationale NFC (Near Field Communication) les fabricants se engouffrés dans la brèche tel Nokia, Samsung ou Sony ERICSSON, mais pour autant, peu de mobiles équipés de cette norme ont été diffusés à ce jour. En outre, un autre élément reste à dépasser, il concerne notamment les réseaux d’acceptation permettant l’avènement du paiement mobile. Ainsi, au-delà des programmes commerciaux en cours, en Europe, et en France et des pilotes menés ici et là, la densité du réseau d’acceptation est en train de se mettre en place pour promouvoir les terminaux qui, « sans contact » favorisant le paiement par la téléphonie. Une fois ces obstacles liés à l’équipement levés, reste à régler la négociation entre les opérateurs et les banques sur le partage de la valeur.

Un modèle technique et financier à arrêter
Pour pouvoir effectivement fournir une fonction de paiement sur le mobile de ses clients, la banque doit en effet louer un espace sur la carte SIM ; les moyens de paiement étant peu chers à aujourd’hui en France (carte bancaire et chèque), il va donc falloir trouver le juste prix. Et c’est là que le système achoppe. Quel niveau d’interchange sera donc appliqué au paiement sans contact, par téléphonie mobile, chacun y va de son avis et ses prérogatives. Les opérateurs trouvent là une extension intéressante à leur service premier et la perspective de s’assurer des revenus supplémentaires. Pour autant, les réseaux bancaires réaffirment leur expertise dans les transactions sécurisées et les relations avec les commerçants, principaux acteurs des systèmes en place. En attendant que la situation se débloque au regard notamment d’expériences matures émanant par ailleurs plus récemment de Corée, de Malaisie, d’Egypte ou encore de Turquie, il est évident que le paiement mobile va se généraliser à grand pas : n’oublions pas, près de 4 milliards dans le monde ont un téléphone portable et la France compte 58 millions d’abonnés. Alors le paiement par téléphone portable, pour quand ? Sans doute pas pour aujourd’hui, mais assurément pour demain !


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